Conseils Pratiques

Couleurs et Harmonie Vestimentaire – Les Bases (beaux arts, design, cosmétique, ….)

Quelle couleur de ceinture sur telle robe? Quelles couleurs privilégier par rapport à la couleur de sa peau … ou de ses cheveux? Pour un foulard, un rouge à lèvre, ….. Qu’est ce qui va rendre un teint plus bronzé … ou plus pâle?

Pour se sentir plus à l’aise avec ce type de questions, c’est mieux de connaitre quelques notions très simples, celles qu’on enseigne dans les écoles des beaux arts ou de design … Certes, l’appréciation des couleurs est subjective, mais c’est aussi un sujet très intéressant, sur lequel se sont penchés d’illustres savants: Alhazen (1er siècle), Issaac Newton (fin du 17ième), Michel-Eugène Chevreul et Hermann von Helmholtz (19ième), … ou d’illustres philosophes: Aristote, Goethe, …

1. Toutes les couleurs -ou presque- s’obtiennent en mélangeant 3 ou 4 couleurs de base (dites primaires). Elles peuvent donc avoir des choses en commun … ou pas.

Sur un écran d’ordinateur ou de téléphone, toutes les couleurs sont obtenues à partir de 3 faisceaux: rouge, bleu et vert.

Pour une imprimante, ou généralement dans l’imprimerie, tout (ou presque) s’obtient avec cyan, magenta, jaune et noir.

Concrètement, cela signifie que les couleurs sont avant tout des compositions, et qu’on peut trouver des couleurs qui font le lien entre 2 ou plusieurs couleurs différentes (par exemple, bleu se lie au vert par le jaune ; ou orange et vert ont le jaune en commun). Et quand les couleurs sont liées, cela donne à l’ensemble une certaine cohérence, une certaine harmonie.

Les exceptions sont:

  • les « couleurs » métalliques (bronze, or, argent, ….),
  • tout ce qui est entre noir (absence de couleur) et blanc (mélange de toutes les couleurs). Donc le noir, le blanc, et les gris.

2. Chaque couleur a une couleur qui lui est totalement opposée, dite complémentaire.

Si vous mélangez ces 2 couleurs, vous obtenez un gris (neutre), quelque chose entre noir et blanc.

Ce sera par exemple le cas avec jaune + violet, bleu + orange, ou rouge + vert.

Dans tous les autres cas, vous obtenez une autre / nouvelle couleur.

La peinture impressionniste s’en est profondément nourrie. Notamment en juxtaposant une couleur et sa complémentaire pour créer des formes, donner du mouvement, ou restituer les ombres (cf tableau ci-dessus).

3. On considère qu’il y a des couleurs chaudes et des couleurs froides.

Les couleurs chaudes: rouge, jaune, orange, …

Les couleurs froides: bleu, vert, violet, ….

4. Notre vision d’une couleur donnée est toujours influencée par les couleurs à côté. Plus qu’on ne pourrait le croire.

a. une même couleur semble plus claire dans un environnement foncé, et plus foncée dans un environnement clair.

b. elle semble plus vive dans un environnement pâle, et plus pâle dans un environnement vif

c. elle semble plus chaude (ici + « jaune ») dans un ensemble froid, et plus froide dans un ensemble chaud (ici plus « verte »).

 

5. Toute couleur varie énormément par simple ajout de noir et/ou blanc.

Ici avec le rouge

6. On obtient l’harmonie colorielle en associant des teintes proches et/ou opposées. Car comme on dit, « les contraires s’attirent » et « qui se ressemble, s’assemble ».

Il y a plusieurs manières de l’obtenir et c’est ce que nous verrons dans un post suivant.

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