Le Japon, Le monde des Tissus, Les Tissus Japonais

Le respect du savoir-faire

Au Japon, les arts de la scène (nō, kabuki, …) et l’artisanat bénéficient d’une forte reconnaissance. Et il existe depuis 1950 une loi protégeant ces biens culturels. Certaines personnes ou groupes sont ainsi considérés comme des « trésors nationaux ». Et certains savoir-faire comme des biens culturels immatériels.

Dans l’archipel d’Okinawa, le climat est tropical. On y tisse les fibres d’un bananier indigène. Ce savoir-faire (bashofu) concerne à la fois l’extraction de la fibre, son filage, son tissage et sa teinture. Toutes ces opérations sont manuelles. Les vertus de ce tissu sont comparables à celles de notre lin: il permet de faire des vêtements légers, solides, très respirants et très agréable à porter, notamment quand il fait chaud.

Toshiko Taira a maintenant 98 ans. C’est une tisseuse et teinturière qui a ressuscité et réinventé l’utilisation de la fibre de bananier à Okinawa. A ce titre, elle a été nommée « patrimoine vivant » du Japon. Il y a là la reconnaissance de la personne, le respect du savoir-faire et de sa valeur, et la volonté de le transmettre, avant qu’il ne disparaisse.

Okinawa est notamment réputée pour ses textiles mais aussi pour avoir à la fois la plus longue espérance de vie et la plus grande proportion de centenaires. Parmi les raisons, il y a cette volonté de garder les anciens dans la vie active et dans la société. Sur cette vidéo, Toshiko Taira a 93 ans. On l’y voit travailler. Pour vivre aussi longtemps, il faut forcément aimer sa vie.

Ci-dessous 2 vidéos: la 1ère (en japonais) présente Toshiko Taira, et l’autre le Bashofu (sous-titré français). La précision et la qualité du travail est fascinante. Des exemples inspirants.

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