Conseils Pratiques

Trouver ses propres couleurs, suivant son teint, ses cheveux, ses yeux.

Comme nous l’avons vu précédemment, notre vision d’une couleur est influencée par les couleurs qui sont autour. Si j’ai une peau blanche, et que je m’habille en noir, j’aurai probablement l’air plus blafarde … parce que le noir va augmenter le contraste, et me rendre encore plus pâle. Et si j’y ajoute certains verts, je pourrais même donner l’impression d’être un peu  malade ou d’avoir la nausée.

Par contre, il est possible que, parce que c’est la mode, parce que j’aime le noir, j’ai envie de m’habiller en noir. Alors je fais comment?

Sur le fond, on a pas toutes les mêmes teints et couleurs de cheveux. Et on sait toutes que certaines couleurs nous vont mieux que d’autres. Mais la cosmétique, c’est comme la peinture, des histoires de couleurs qu’on mélange et associe. Couleurs auxquelles s’ajouteront ensuite celles des vêtements. Tout cela a été étudié de long en large (Chevreul, Itten, Caugill, Jackson, etc.). C’est à la fois très intéressant et très utile de voir et savoir comment ca marche.

Voici donc des clés très simples pour faire de bons choix. Ou mieux vous rendre compte de ce que vous faites.

1. Notre couleur de peau varie suivant notre exposition au soleil. Mais il y a un fond qui ne change pas, et qui est soit chaud, soit froid, soit neutre.

La couleur de la peau est le résultat d’un mélange: les mélanines (pigments), le sang, le carotène, …

Si votre peau tire plutôt vers le jaune, doré, cuivre, orangé, pêche, elle est dite chaude.

Si au contraire, elle va vers le rouge, rose, vermeil, bleuté, elle est dite froide.

Pour trouver votre température:

  • regarder la peau qui est peu / rarement exposée au soleil (genre plante des pieds), par une belle journée à l’heure du déjeuner (lumière blanche)
  • les bijoux: l’argent va mieux aux peaux froides, l’or va mieux aux peaux chaudes
  • la couleur des veines suivant qu’elles sont plutôt bleu / violet (hiver), ou plutôt vert / olive (été).

2. Connaitre la « température » de sa peau et les règles de base sur le mélange des couleurs permet de mieux comprendre ce qui se passe et ce qu’on provoque quand on se maquille ou s’habille. De mieux cerner ce qui donne, ou pas, un effet « bonne mine ».

Si je suis peintre, et que je veux peindre un paysage d’hiver, il vaut mieux que je prenne comme support une toile blanche, idéalement un petit peu bleutée, plutôt qu’une toile tirant légèrement vers le jaune. Et si je suis obligée de partir d’une toile jaunie, il faudra mettre une sous-couche, ou une épaisse couche de peinture pour obtenir le résultat voulu. Ce sera la même logique, par exemple, si je veux mettre un fard bleu sur une peau été tirant vers le jaune: ca fera jaune et pas vert.

Si je suis une personne « hiver », et que je m’habille « été » pour compenser, je vais en fait renforcer mon côté hiver, parce que j’augmente le contraste.

A contrario, si je suis hiver, et que je veuille faire plus été, je dois plutôt utiliser des hivers plus « chauds », ou m’habiller très froid pour faire ressortir la « chaleur » de mon visage, ou trouver une belle et bonne harmonie entre tons chauds et tons froids.

Cela vaut pour le maquillage, comme pour les vêtements.

Enfin, comme ce n’est pas toujours évident de se regarder objectivement, ou de s’accepter telle qu’on est, on peut aussi solliciter un oeil extérieur, telle une amie en qui on a confiance.

3. Si la « température » de peau est le grand point de départ, on peut aussi intégrer 3 autres paramètres: est-ce que votre visage est plutôt clair, ou plutôt foncé? De couleurs plutôt vives / tranchées, ou plutôt douces / mélangées. Plutôt homogène ou contrasté. En faisant ensuite des choix cohérents avec votre visage, vous serez harmonieuse.

Clair / foncé, tout le monde comprend. Dans la roue des couleurs, ça correspond respectivement au centre et aux bords extérieurs.

Vif / doux: vert pomme, rouge vermeil, jaune citron sont des couleurs vives et tranchées ; vert sauge, rouge tomette ou jaune moutarde sont des couleurs douces / sourdes. Pareil pour des cheveux ou la peau: c’est la nature et la proportion de nos propres mélanines qui fait qu’on est plutôt monochromes (par ex. cheveux noirs), ou plutôt multicolores (par ex. cheveux blond vénitien).

Homogène / contrasté: une brune à la peau blanche a un visage très contrasté. Une blonde avec une peau tirant vers le jaune a un visage peu contrasté. Devinez laquelle des 2 peut s’habiller plus facilement en noir et blanc?

Même s’il y a d’autres options, évidemment, s’habiller dans la même logique de couleurs que son visage donne un résultat cohérent, harmonieux, sans faute.

3. Faut-il tenir compte de tout cela? En tenir compte, oui. Plus, non. Car ce sont des repères éprouvés, et pas des lois. Chacun est unique et doit trouver son style, sa personnalité, sa cohérence, ….

Faut-il en tenir compte? Si, mettons, je ressemble à un paysage d’automne -châtain avec une peau dorée, des petites taches de rousseur-, je peux évidemment m’habiller en vert fluo, en noir, ou en bleu / blanc / rouge comme le drapeau français …. mais ce sera moins « harmonieux » que d’autres options. A contrario, le noir ou le bleu / blanc / rouge peuvent être très harmonieux sur une brune à peau rosée. Donc oui, il faut en tenir compte.

Sur le fond, chacun est libre et a le choix entre harmonie et disruption. Par contre, à mon avis, la disruption « choque » et interpelle plus les autres; donc il faut mieux maîtriser pour bien le faire, et ne pas tomber ans la faute de goût, la provocation ou simplement l’incompréhension.

Concernant ce qu’on appelle les typologies… ces façons de grouper les gens en catégories relativement homogènes (par ex. colorimétrie basée sur les saisons) … il y a plusieurs méthodes, des modes. C’est pareil en psychologie. Soit c’est simple et vous trouvez facilement un groupe / type auquel vous ressemblez vraiment, ou vous ne trouvez pas. Dans le premier cas, vous trouverez très certainement des suggestions ou idées utiles pour vous. Dans l’autre cas, allez voir ailleurs.

Connaître les bases de l’harmonie colorielle, en fait, peut permettre d’éviter des erreurs. Cela peut aider pour pondérer des pulsions ou envies déraisonnables. A comprendre pourquoi on fait ou pas les bons choix, pourquoi ca marche ou pas. En fait, ce qui n’est jamais évident, c’est de se regarder objectivement. Et on reçoit tellement de stimuli de tous les côtés ….

Enfin, tout est aussi une question de dosage. Et d’astuce, car on peut toujours éloigner nos moins bonnes couleurs du visage, par exemple en les réservant aux jupes, pantalons, chaussures.

4. Le plus important? Connaître les couleurs qui flattent votre visage. Et les prioriser pour tout ce que vous porterez sur ou près de votre visage (maquillage, bijoux, tops / chemises, foulards / écharpes, bandeaux, ….).

Que vous le fassiez en apprenant la physique des couleurs, avec une amie, un gourou, par expérience … libre à vous, mais il vaut vraiment le coup de connaître les couleurs qui donnent plus de richesse ou d’amplitude à votre peau, vos yeux, vos cheveux. Aux couleurs qui vous correspondent et semblent cohérentes avec votre personnalité. Et comme vous êtes unique, c’est forcément unique.

Il me semble que c’est même encore plus important si vous êtes une adepte des « investissements » vestimentaires , et donnez de l’importance à la qualité et la durabilité.

5. Une fois qu’on connait ses bonnes couleurs, tout devient plus facile, plus agréable, et quelque part moins coûteux.

En fait, c’est toujours pareil: quand les fondations sont saines …

Quand on connait ses couleurs, progressivement, notre vestiaire devient plus cohérent … et on peut mélanger plus facilement les pièces. On se fait un ensemble de quelques basiques simples et surs, et on « joue » sur le reste. D’ailleurs, c’est vrai pour la couleur, mais aussi pour les matières, les coupes, le style, ….

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